Home > A la une ! > Monnaie, servitude et liberté

Si l’on admet que le pouvoir économique confère le pouvoir politique, alors, on doit admettre que le pouvoir monétaire confère le pouvoir politique. En fait, la monnaie est au coeur même des économies modernes dont elle commande les mouvements. L’Afrique indépendante, faute de l’avoir compris, ou en feignant de ne pas le comprendre, soit en démissionnant, sans raison, devant ses responsabilités monétaires, soit en les utilisant pour nourrir une administration répressive, qu’il s’agisse de l’année ou des « technocrates », a auto-réprimé le système économique et bloqué le progrès. Le système monétaire international, savamment construit après la Seconde Guerre mondiale pour organiser le drainage des ressources de la périphérie au centre, s’est écroulé devant les légitimes aspirations des peuples à participer à l’amélioration du bien-être. Sa débâcle actuelle n’est que la projection, dans la réalité, de tentatives pour contrarier l’histoire. Joseph Tchundjang Pouemi soutient qu’il y a des voies d’espoir et suggère des approches. On ne pourra pas lui reprocher de manquer de rigueur, de clarté, et de simplicité.

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